Descrizione
Introducducduction
Avec un grand intérêt les historiens de Vatican II peuvent maintenant prendre connaissance du Diario1 de Mgr Pericle Felici (1911-1982), secrétaire général et personnage central du Concile Vatican II.
En fait Mgr Felici avait tenu dans les années 1959-1966 deux journaux:
– 4 Cahiers intitulés Cogitationes cordis mei: un journal spirituel contenant des méditations, des examens de conscience, des réflexions de spiritualité, des prières.
– 8 Agendas qui vont de 1959 à 1966.
Un bref supplément pour l’année 1967 y a été ajouté.
Felici avait confié ces cahiers et agendas manuscrits à Mgr Vincenzo Carbone (1920-2014), un de ses premiers collaborateurs au Secrétariat général du concile, chargé par la suite des archives de ce concile et éditeur infatigable des Acta Synodalia. Il les a dactylographiés ad litteram2 et annotés. Travail d’Hercule, vu l’ampleur des documents et l’écriture difficile à déchiffrer de Felici. De plus Carbone a eu l’idée de rassembler les deux espèces de documents en un texte continu, en suivant la chronologie. En outre il a annoté le Journal en identifiant la plupart des personnes mentionnées et en renvoyant à des documents publiés dans les Acta Synodalia3. La mort, survenue à 94 ans, a
toutefois empêché Mgr Carbone de terminer complètement son travail. C’est grâce au dévouement alerte de Mgr Marchetto, ami de vielle date de Carbone, que le Journal a maintenant été publié. Très utilement celui-ci a écrit une longue présentation qui, dans les pages 10-19, donne un aperçu substantiel des faits les plus intéressants de ce Journal pour l’histoire du concile.
1. Contenunu et quelques caractérisistiques de ce “Diario”
Une partie assez notable, qui reprend les Cogitationes cordis mei, est constituée d’annotations très personnelles nous renseignant surtout sur la vie spirituelle, la dévotion, les états d’âme de Felici. Bien que moins utiles pour l’histoire du concile, elles montrent les oppositions et appuis que Felici a rencontré dans l’exercice de sa fonction. Cela nous fait découvrir la psychologie complexe de Felici, qui lui aussi a connu des périodes de découragement et qui a été confronté à d’assez nombreuses résistances, pas seulement des évêques plus “progressistes” mais aussi – et cela est assez surprenant – de plusieurs milieux de la curie romaine elle-même. Cela aide à nuancer des schémas préconçus ou simplistes.
Les Agendas, en revanche, donnent une masse de données objectives et des faits survenus. Beaucoup sont fort intéressants pour l’histoire en particulier pour la connaissance des audiences des papes Jean XXIII et Paul VI et les relations avec les secrétaires d’État Tardini et Cicognani.
On ne peut que regretter que les notes de Felici sont parfois très sommaires et tendent à se raréfier avec la progression du concile, probablement à cause d’un surcroît de travail.
En fait, la période préconciliaire comporte 298 pages (p. 23-321) et la période conciliaire n’en comporte que 179 (p. 322-501). Il est assez étonnant que la 2e session du concile se réduit à 5 pages (p. 356-361). Serait-ce à attribuer à ses problèmes de santé (épuisement nerveux, scrupules) ressentis pendant les 8 premiers mois de 1963 ?
Le Diario nous donne beaucoup de renseignements sur les acteurs du concile, les papes en premier lieu, mais aussi sur le déroulement des événements. Évidemment il faut confronter la version et les impressions de Felici avec d’autres sources (documents officiels) mais aussi avec des journaux (oude la correspondance) d’autres acteurs pour s’approcher le plus possible de la vérité historique4 . On peut aussi se demander dans quel but ou pour quels destinataires Felici a écrit son journal. Un index onomastique fort utile est ajouté au volume.
2. L’apppport dudu Diario
Nous donnons maintenant – en guise d’illustration – quelques exemples de l’apport du Diario de Felici, importants pour la compréhension de quelques personnalités et du déroulement de certains événements majeurs du concile.
[…]





Recensioni
Ancora non ci sono recensioni.